Alex Safar

Originaire de l’Orne, c’est au milieu des arbres, des chemins de terre, des grandes maisons et des plaisirs simples que j’ai grandi. Une enfance modeste, mais incroyablement chaleureuse dans le cocon de cinq personnes qui formait ma famille. Je me souviens avoir demandé mes premiers crayons à dessin vers mes sept ou huit ans et je me rappelle avoir voulu recopier, la même année, un roman d’Agatha Christie avec des anecdotes personnalisées pour l’anniversaire de ma mère. Je pensais que ce que j’avais à raconter ne serait jamais à la hauteur de ces grands que j’admirai. C’est pour ça que j’ai débuté des études d’archéologie, d’histoire de l’art et d’histoire, pour connaître, comprendre et maîtriser ce que ces grands avaient à nous apporter. J’ai rapidement compris que les réponses que je pensais découvrir, ne faisaient qu’ouvrir une centaine d’autres questions. Deux licences en même temps, un master… Seule la photographie et l’écriture ont pu m’accompagner pendant ce chemin. Le dessin demandait un temps que je me refusais de lui accorder. Alors, j’ai écrit. Écrit ce mémoire qui m’a valu un article publié sur mes recherches, écrit durant ces voyages que je partageais avec ma famille, écrit les épreuves de vie de tout un chacun. Pendant ce temps, je photographiais, ça je ne l’ai jamais laissé filé.

Puis j’ai continué de travailler, à temps plein cette fois puisque mes études ne bloquaient plus certains jours de ma semaine. J’ai travaillé durant des fouilles archéologiques, des festivals écolo, dans des musées d’art, avec l’éducation nationale, comme assistante d’édition ou même chargée de diffusion pour des collectifs artistiques. J’en ai fait des métiers différents. J’en ai fait des heures de ménages dans des hôtels, aidé de personnes âgées dans les maisons de retraites ou pris des commandes pour des pizzas. C’était toujours pareil, je ne travaillais que pour pouvoir me payer le voyage d’après. Après presque huit ans de fluctuations, j’ai voulu poser mes valises à un endroit que l’on m’avait choisi. Sur l’instant j’ai cru que c’était la meilleure des choses à faire. L’inquiétude d’un lendemain incertain m’avait exténué. Alors je me suis posée, j’ai trouvé un travail que je détestais, dans une ville où je n’avais pas d’amis. C’est seulement à ce moment-là que c’est revenu. J’ai peint, j’ai dessiné, j’ai photographié et j’ai écrit. J’ai écrit mon premier roman publié en Septembre 2019 : Le Petit chat. En seulement trois mois j’avais retrouvé tout ça mais perdu tout le reste. Donc, je suis partie. Encore. Je suis retournée dans l’Orne. Entre les nuages et les fourmis. J’ai travaillé et j’ai mis de l’argent de côté pour découvrir la forêt amazonienne colombienne. J’ai mis de l’argent de côté pour partir au bout du monde, encore une fois. J’ai découvert le Japon alors que je pensais partir pour la Russie quelques mois auparavant. Et finalement, en novembre. Le 5 novembre 2019, j’ai pris un billet d’avion pour l’Écosse. Cette fois, j’allais poser mes valises après treize mois sans logement. Cette fois, j’allais créer mais dans un endroit que j’aurai choisi. Et la vie m’a fait revenir, des mois et des mois plus tard, en France.

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